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La Cirque de George Seurat.
La Recherche du Sensationnel de la Belle Époque
Stephanie Lin & Jessica Hartl - French 102 - Professeur Monique Saigal
Pomona College, Claremont, California, USA - Printemps 1995.
On trouve toujours un moyen de caractériser chaque époque en
histoire, et pour la Belle Époque, c'était la recherche du sensationnel.
Il y avait plusieurs formes de divertissement qui se sont développés
et qui exprimaient cette idée, comme le cirque et le music-hall.
Quoique les prostituées soient une partie de la vie de Paris, elles ont
joué un plus grand rôle dans l'introduction du music-hall. Elles sont
devenues plus comme des artistes et des actrices du cirque et du
music-hall.
Les cirques traditionnels français étaient considérés des
"spectacles équestres", et à cause de l'association de l'équitation avec
la noblesse, ces cirques traditionnels étaient des établissements
prestigieux. Dans ces cirques, les jolies jeunes filles à cheval
pourvoyaient l'attraction principale. Peu à peu, les cirques jouaient
dans les plus grandes villes, devant des foules plus diverses. La
plupart de ces spectateurs-ci venait des classes moyennes ou plus
basses, et ils ne comprenaient pas les difficultés du dressage. Par
conséquent, les cirques ont ajouté d'autres spectacles comme des
acrobates, des dompteurs de lions, et des trapézistes à leurs
répertoires.
En 1900, après la tournée européenne du cirque de Barnum et
Bailey, le cirque français est devenu plus flamboyant. L'objectif du
cirque moderne était de donner aux spectateurs le goût de
l'extraordinaire, du bizarre, et d'étaler leur richesse. Par exemple, un
cirque en particulier, le Nouveau Cirque, a construit une piscine
couverte pour les nageuses qui exécutaient des ballets sur l'eau. Ce
n'est pas avant la fin de la Première Guerre Mondiale que les cirques
de trois pistes ont été introduits en France.
Un autre mode d'amusement qui s'est développé en même temps
que le cirque moderne était le music-hall. Situés au secteur nord de
Paris vers le Boulevard de Strasbourg et la Porte St. Denis, les music-
halls étaient le divertissement qui grandissait le plus rapidement à
ce temps-là. Dans les music-halls, des artistes chantaient, ils
récetaient des poèmes, et des monologues dramatiques et comiques.
Le désir du public pour les spectacles plus permanents les attiraient
aux music-halls o ils pouvaient manger, boire, parler, venir et partir
comme ils voulaient; c'était en contraste avec les théâtres o le
commencement et la fin du divertissement étaient plus strictes, et on
devait attendre les entractes pour socialiser. Après 1890, les music-
halls, comme Le Moulin Rouge et Les Folies-Bergère, ont commencé à
adopter les spectacles du cirque, comme ceux des acrobates, des
lutteurs, et des danseuses orientales. Après 1900, avec la
technologie plus avancée, les music-halls insistaient sur l'élément de
danger et le frisson momentané dans leurs spectacles. Cependant,
avec ces additions, les music-halls sont devenus des amusements de
luxe de plus en plus dépendants des étrangers et des aristocrates
afin de gagner leur profit.
Les music-halls et les cirques étaient le centre de la recherche du
sensationnel à Paris pendant la Belle Époque. Ils exprimaient le
"zeitgeist" de la société de la Belle Époque. Ils offraient surtout des
loisirs pour compenser les styles banals de la vie urbaine, et par
conséquent, ils donnaient aux gens de liberté; c'étaient des moyens
d'évasion. Les deux établissements, mais les music-halls en
particulier, étaient aussi des forums pour commentaires politiques et
sociaux par les artistes et leurs spectateurs, qui trouvaient agréables
ces manques momentanés de respect. Tout ce que vous pouvez
imaginer comme divertissement était là, afin de nourrir l'appétit des
gens pour l'extravagance, le divertissement continu, le frisson du
danger et de l'exceptionnel - le cirque, le théâtre, la musique, et,
quoiqu'elles ne soient pas immediatement évidentes, les prostituées.
Le fait qu'elles restaient toujours près des portes des cafés-concerts
a probablement augmenté le commerce que les cafés-concerts ont
reçu.
Une sorte de café o la prostitution avait lieu régulièrement était
à la brasserie de filles. Afin de paratre comme une entreprise plus
légitime qu'un bordel, il y avait des serveuses qui étaient aussi
prostituées et qui sollicitaient les clients mâles, les faisant venir avec
elles dans les chambres du haut. Alors, malgré son apparence de
café, la brasserie n'était qu'un bordel déguisé.
Quoique ces cafés-bordels aient été populaires pour un temps, il y
avait toujours deux genres de prostituées - la fille publique qui avait
quitté le bordel; et la fille isolée, qui travaillait pour elle-même, et
qui s'établissait souvent elle-même dans les rues pleines de cafés-
concerts, afin d'attraper le calicot qui y allait.
La prostituée plus sophistiquée était la courtisane. Elle n'avait
pas d'identité tout en ayant beaucoup - elle adoptait plusieurs
personnalités afin de réaliser les fantaisies sexuelles de sa clientele,
comprenant la femme honnête et la nymphomane, mais elle n'a
jamais joué ses rôles si serieusement qu'elle a trompé sa clientele.
Elle était également prostituée et actrice.
Comme la Belle Époque est devenue de plus en plus une grande
partie de la société française, il y avait plus d'une demande pour
l'intimité et l'illusion de la séduction - la prostitution est devenue
une forme de théâtre au milieu des rues. Et les courtisanes étaient
des actrices parfaites pour jouer ce rôle. Étre avec des courtisanes
était un moyen pour le peuple de réaliser leurs désirs et d'oublier
leurs problèmes pour un temps.
Prostituées - dessin
Cette liaison entre les prostituées et la lutte du peuple a un
rapport direct avec l'effet de l'artiste dans un café-concert sur
l'audience. Les chanteurs et chanteuses eux-même sont acteurs et
actrices quand ils chantent. Thérésa surtout a mis son cur et son
âme dans ses chansons - elle pouvait changer ses émotions, sa
conduite physique, et ses motions de corps afin d'attirer son
audience. Ayant une voix très puissante, elle a dominé facilement
son public. Elle est devenue le point central au milieu des gens qui
buvaient, mangaient, et qui socialisaient autour d'elle. Elle chantait
les soucis du peuple, des pauvres, et elle utilisait de l'argot pour
engager l'audience dans sa chanson. Leurs chansons favorites étaient
sur la sexualité, et l'obscénité, et comme elle était une chanteuse très
brutale et honnête, Thérésa pouvait être très choquante en ce qu'elle
disait. Elle est devenue une menace à l'ordre social à cause de ce
qu'elle chantait: "Le Chanson du chien", "Un Grand Clerc de Notaire",
"A Bas les Pattes s'il vous plat", etc.
En jouant sur leurs émotions, elle devient "la prostituée" de la
foule, réalisant leurs désirs à travers des chansons au lieu de l'acte
sexuel. Il est ironique que Jules Vallès ait dit de Thérésa: "Elle a
crié: Il est temps que nous donnions au peuple quelque chose en
échange de leur argent!", car c'est exactement ce qu'une prostituée
faisait comme métier.
Cette prostituée au théâtre des music-halls est devenue un
symbole pour la société du peuple, la lutte qui ne cesse jamais entre
l'argent et la vie. Comment les hommes l'auraient-ils dépensé? Sur
la prostitution des rues o celle qui était plus respectable, celle de la
scène? Et les femmes, sur les marchandises, ou sur les spectacles?
C'était une discussion infinie, qui a contribué de plus en plus au mode
de vie sensationel du parisien ordinaire à la Belle Époque.
Pendant la Belle Époque, on trouvait beaucoup de formes de
divertissement, qui séduisaient tous les genres de personnes. Chaque
classe sociale pouvait trouver un moyen d'oublier ses problèmes, et
chacune pouvait éprouver le sensationnel sans vraiment prendre de
risques. Cette recherche du sensationnel est ce qui a défini la Belle
Époque.
Bibliographie
Clark, T.J. The Painting of Modern Life: Paris in the Art of Manet
and his Followers; New York: Princeton University Press,
1984.
Rearick, Charles. Pleasures of the Belle Epoque; New Haven: Yale
University Press,1985.
Rudorff, Raymond. The Belle Epoque; New York: Saturday Review
Press1973.